Un intempestif sentiment de désespoir envahit mon esprit ! On ne peut obliger à être aimé de l'autre et devant ce refus d'un amour pourtant si précieux et important à mes yeux, l'incompréhension demeure, et je me meurs. Il est l'heure de passer à la chaleur du bonheur mais le froid me glace et me laisse dans cet état statique, il me bloque la route de l'oubli d'un amour qui se veut réel d'un seul côté de l'iceberg. La partie enfouie au fond de l'océan s'embourbe dans des profondeurs sombres et froides, ne faisant que découler les marasmes des sentiments forts et pleins d'amour qui se sont noyés, devant mon incapacité à faire vivre la flamme de l'amour, douchée par des chutes d'eau du changement de la personne aimée.
Je me débats, combats, et vois, que face aux remous de l'amour, je me laisse, inlassablement et sans pouvoir résister, couler dans cette impitoyable noyade de regrets, et d'impuissance pour remettre à flots, le bateau, que je pensais insubmersible, de la vie haletante et paisible d'une idylle poussée à la collision par maladresses, prises de risque et incompréhensions. La déchéance de ce rafiot ayant pourtant fier allure dans ces plus belles années était quant à elle peu évidente aux yeux de ce duo ! Mais les changements de cap, s'opèrent et divisent, et mène à l'altercation provoquant la rupture entre les 2 capitaines, tellement soudés au début, mais dont des évènements futiles ont détruit la pureté de la relation. Le bateau a tangué, coulé, s'est remis à flots, recoulé et balbutié devant les vagues gigantesques de la subtilité du destin effroyable. Tel un naufragé perdu, j'erre dans l'océan de la tristesse empli de larmes.
Je cherche le soleil, mais ma vue est aveuglé par la déception. Le seul éblouissement auquel je pense est bien lointain et a été anéanti par une éclipse totale et destructrice qui plonge ma vie dans le noir le plus total. Il me faut maintenant trouver la lumière vers une vie guidée par une parcimonie d'étoiles dans mes yeux. Elle se doit d'être douce et sans excès, mais aussi simple et pure sans qu'aucune putréfactions scabreuses du passé ne resurgissent et freine un élan de retour à la vie, à l'envie.
Comment réussir quand on a la tête sous l'eau ? Oublier, oublier, oublier...
Mais comment oublier ce qui donnait un sens à ma vie ?
Question sans réponse, j'ai l'envie d'un regain de vie, mais mon esprit se morfond dans l'impression d'avoir raté quelque chose de si important que s'en remettre est un difficile chemin semé d'embûches, là où se déchainent les éléments contre lesquels il faut lutter contre vents et marées dans une atmosphère trouble et houleuse.
Echec insupportable... je m'en veux, et mon amour propre n'en est que bafouillé et traîné dans la boue. Je suis honteux d'être si faible devant elle, honteux de ne pas pouvoir compter que sur moi-même pour m'autosatisfaire, honteux de ne pas avoir su faire les bons choix, honteux de ne pouvoir m'en sortir, honteux d'avoir honte...
Le jour où je relèverai la tête, sera le jour où je serais fier de moi et heureux d'être. Espoir d'amour qui controverse avec l'espoir de me guérir de l'amour déchu. Indécision contrasté ! Soit elle me revient si elle pense encore m'aimer, soit il me revient de penser à ne plus l'aimer. Vils issues, car quoi qu'il se passe, les traces du passé ne s'effaceront pas tel un mot d'amour écrit sur le sable et submergé par le reflux incessant et mélodieux des vagues sur une plage idyllique . Décision donnée : elle ne m'aime plus ! Les différentes émotions violentes et destructrices ressenties apprennent à me forger, à grandir, à vieillir et avant tout à souffrir. La nature s'éveille dans le jardin secret de l'inconnu de soi. Maturité révélatrice ou découverte naïve, tel est la sombre mais néanmoins intrigante vérité sur notre nature propre.